La classification Tier de l’Uptime Institute décrit la redondance des infrastructures (électricité, refroidissement) :
- Tier I/II : chaîne unique, redondance partielle — arrêts lors des maintenances.
- Tier III : maintenable sans interruption (composants N+1, doubles chemins) — le standard des datacenters d’entreprise.
- Tier IV : tolérant aux pannes (2N, compartimentation) — réservé aux besoins extrêmes.
Vous ne trouverez ici aucun pourcentage par Tier, et c’est volontaire. On lit partout « Tier III = 99,982 % ». Ces chiffres viennent d’un document de l’Uptime Institute de 2001, où ils décrivaient les meilleurs sites d’un parc réellement mesuré — pas une promesse attachée à une classe. L’édition suivante les a rangés dans un tableau dont le titre dit l’essentiel : attributs sans rapport avec les exigences Tier. L’institut a ensuite retiré toute référence à l’indisponibilité annuelle. Un Tier certifie une conception, une capacité et une exploitation ; il ne certifie pas un taux. Le seul pourcentage qu’on puisse opposer à un hébergeur est celui écrit dans le contrat, avec son périmètre et ses pénalités.
Deux vigilances d’acheteur : beaucoup de sites s’affichent « Tier III équivalent » sans certification — demandez le certificat Uptime (ou TIA-942) et sa date d’expiration ; et rappelez-vous qu’un Tier IV ne protège ni d’une erreur humaine ni d’un sinistre régional : la vraie résilience vient de deux sites distincts, pas d’un seul site parfait.